Affaire du chalet de Renaud Muselier : classement sans suite de l’enquête préliminaire
Le parquet de Marseille a annoncé ce mercredi 29 juillet le classement sans suite de l’enquête préliminaire visant Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). Cette décision fait suite à un signalement l’accusant d’avoir fait assumer la rémunération d’un employé de maison à une société bénéficiant de marchés publics.
L’enquête avait été ouverte le 15 juillet après qu’un employé anonyme du Conseil régional ait alerté les autorités sur une potentielle prise illégale d’intérêt, conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale. Le parquet rappelle que l’existence de ce signalement anonyme a été révélée par plusieurs médias avant l’ouverture de l’enquête, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête distincte pour dénonciation calomnieuse.
Le signalement en question prétendait que l’employé en question, décrit comme « l’homme à tout faire » d’un chalet de Renaud Muselier dans les Alpes-de-Haute-Provence, était salarié d’une société ayant des contrats avec la collectivité. Cependant, les investigations ont établi que ces informations étaient « manifestement mensongères ». L’enquête a montré que l’employé, un ancien skieur professionnel, exerçait une activité réelle au sein de la société de communication attributaire d’un marché public et n’avait jamais été le gardien de la résidence secondaire de Muselier.
Les chefs d’accusation initialement envisagés incluaient le détournement de fonds publics, la prise illégale d’intérêts, le favoritisme, ainsi que la corruption active et passive.
Renaud Muselier a dénoncé cette affaire comme une « dénonciation calomnieuse anonyme » et a affirmé qu’il s’agissait d’attaques politiques, alors qu’il est candidat aux prochaines élections sénatoriales. Il a également annoncé son intention de poursuivre en diffamation le quotidien régional Nice Matin, qui avait révélé le signalement.
Source : BFM TV
