Affaire Doro Gaye : Ce qui se cache derrière la défaite du Sénégal en France
La Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a rejeté la demande d’extradition introduite par les autorités sénégalaises visant Doro Gaye, poursuivi au Sénégal pour des faits présumés d’escroquerie. Cette décision constitue un revers pour Dakar, qui espérait obtenir le retour de l’homme d’affaires devant la justice nationale. La juridiction française a clairement affirmé qu’il n’y avait pas lieu d’accueillir cette demande, et a également levé le contrôle judiciaire qui pesait sur Gaye depuis son arrestation.
Un dossier sous tension depuis décembre 2024
L’affaire remonte à la fin de l’année 2024, lorsque Doro Gaye a été interpellé en France suite à un mandat d’arrêt international émis par les autorités sénégalaises. Le 17 décembre 2024, il avait été placé sous contrôle judiciaire. Le dossier d’extradition a été officiellement envoyé au ministère français de la Justice le 23 décembre, avant d’être transmis au parquet général près la Cour d’appel de Paris le 30 décembre.
Avant de rendre sa décision, la justice française avait demandé des garanties à l’État sénégalais concernant la procédure et la protection des droits de la défense. Ces garanties n’ont toutefois pas suffi à convaincre la chambre d’instruction, qui a décidé de ne pas donner suite à la demande.
Conséquences de la décision
Cette décision est perçue comme un camouflet pour les autorités sénégalaises, soulevant des questions sur la qualité des dossiers judiciaires transmis. Les milieux juridiques s’interrogent sur la solidité des arguments présentés dans les demandes d’extradition, ainsi que sur les conditions dans lesquelles elles sont formulées.
Bien que la justice française ait clos ce chapitre en refusant l’extradition, le dossier reste ouvert sur le plan judiciaire au Sénégal.
Source : Senenews
