Affaire des assistants du FN : jour de vérité pour Marine Le Pen
La cour d’appel de Paris rend son verdict ce mardi 7 juillet dans l’après-midi concernant l’avenir politique de Marine Le Pen. Condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, la leader du Rassemblement National (RN) se prépare à réagir, face à un choix crucial : poursuivre sa candidature à la présidentielle de 2027 ou céder la place à Jordan Bardella.
C’est un moment déterminant pour Marine Le Pen. Elle saura dans l’après-midi si elle pourra se présenter à la présidentielle, en fonction de la décision de la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. En première instance, elle avait été condamnée à cinq ans d’inéligibilité. En appel, le parquet général a requis un an de prison ferme avec aménagement sous bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité. La leader du RN a modifié sa stratégie de défense, plaidant la « bonne foi » et évoquant une « zone grise ».
Vers 13 heures, Marine Le Pen arrivera au palais de justice, entourée de proches. Pendant ce temps, Jordan Bardella, de retour du Parlement européen, se rendra au siège du RN avec l’état-major du parti. Marine Le Pen le rejoindra en fin d’après-midi pour préparer son interview au journal télévisé de 20h sur TF1.
Jordan Bardella officiellement candidat d’ici dimanche ?
Elle y annoncera sa décision. Son entourage la décrit comme « sereine » et désireuse d’agir rapidement. Un de ses lieutenants a souligné qu’elle ne prendra « aucun risque, même s’il y a un trou de souris ». Un proche a résumé la situation : « C’est vertigineux pour elle. C’est l’engagement d’une vie qui peut être stoppé » ce mardi.
Dans son esprit, deux options se présentent. La première consiste à se présenter à la présidentielle si sa peine est réduite en appel et si la justice lui permet de faire campagne librement sans bracelet électronique. La seconde option impliquerait de passer le flambeau à Jordan Bardella, qui pourrait se déclarer d’ici dimanche.
Le scénario espéré par le camp Le Pen est celui d’une peine atténuée. Pour l’inéligibilité, il faudrait que les juges la réduisent à deux ans maximum, permettant ainsi à Marine Le Pen de purger sa peine d’ici à la présidentielle, tout en évitant la prison ferme.
Source : RMC/BFMTV
