Affaire Aramburu : le témoignage de Cecilia, mère de la victime, sur la récidive des suspects

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Affaire Aramburu : Le témoignage poignant de Cecilia, mère de la victime

Ce lundi matin, le procès de Romain Bouvier et Loïk Le Priol a repris après deux jours de pause, avec un témoignage particulièrement attendu. Cecilia Aramburu, la mère de Federico, a pris la parole peu avant 10 heures. Vêtue de noir, elle a évoqué son fils, abattu à 42 ans de six balles le 19 mars 2022.

Avant son intervention, une auxiliaire de justice a retracé le parcours de l’ancien international argentin. Federico Aramburu a débuté sa carrière en Argentine avant de rejoindre le Biarritz Olympique en 2004, puis de jouer à Perpignan, Dax et en Écosse, avant de revenir à Biarritz pour y terminer sa carrière en 2012. Père de trois enfants, il vivait à Biarritz et travaillait pour l’agence de voyages « Esprit Basque ». Son épouse, Maria, a témoigné de la souffrance de la famille depuis la perte de Federico, évoquant des difficultés à se nourrir et les questions des enfants, notamment celle du plus jeune : « Il est où papa ? ».

Cecilia Aramburu a exprimé son indignation face à la violence qui a coûté la vie à son fils. « Ce crime n’aurait jamais dû se produire. Federico est tombé sur des gens sortis de chez eux avec des armes, de la haine envers ceux qu’ils considèrent comme inférieurs », a-t-elle déclaré. Elle a également partagé son expérience de la perte, évoquant son état de santé précaire lors de son retour à Biarritz pour les obsèques et le poème Invictus qu’elle a lu devant le cercueil de son fils. Elle a souligné sa douleur en apprenant que les accusés étaient en état de récidive : « C’était une double peine ».

Cecilia a précisé qu’elle ne voyait pas son fils comme un personnage angélique, mais comme un homme sain et bon. Elle a évoqué les images de vidéosurveillance de la nuit du drame, qu’elle a regardées en fermant souvent les yeux. Concernant le comportement de Federico, elle a expliqué qu’il avait réagi face à des personnes « autoritaires et menaçantes », soulignant que cela avait été une réaction à la provocation.

Le président du tribunal a demandé ce qu’elle attendait de ce procès. Sa réponse, bien que sévère, reflète une volonté de justice. « Nous sommes confrontés à des criminels dépourvus d’humanité. Ils ne méritent pas de vivre en société tant qu’ils n’ont pas pris conscience de ce qu’ils ont fait », a-t-elle affirmé, tout en ajoutant qu’ils étaient des êtres humains qui devaient comprendre ce que c’est que de vivre en société.

Dans le box des accusés, Romain Bouvier et Loïk Le Priol sont restés prostrés, baissant la tête sous le poids des accusations.

Source : Rugbyrama.

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