Le nanar de la rentrée littéraire : comment « Viser juste » d’Adèle Haenel rate sa cible
La publication du premier livre d’Adèle Haenel, intitulé Viser juste, suscite des critiques mitigées, alors que les ventes en librairie sont en chute depuis le début de l’année. Pour Le Nouvel Obs, ce livre est considéré comme le roman le plus attendu de la rentrée littéraire. L’hebdomadaire a salué un « texte inventif, surprenant et généreux », tandis que Les Inrockuptibles l’ont décrit comme un ouvrage « d’une force infinie ». Toutefois, de nombreux lecteurs se plaignent d’un style qui alterne entre dialogues laborieux et dissertations théoriques, rendant la lecture pénible.
L’ouvrage se veut une « enquête » sur la « propre disparition » de la comédienne, qui a quitté l’industrie cinématographique en 2023, après avoir quitté la cérémonie des Césars en 2020. Haenel y aborde des thèmes tels que le harcèlement sexuel, en évoquant des épisodes clés de son parcours, sans toutefois nommer le réalisateur Christophe Ruggia, condamné à cinq ans de prison. Elle critique également le film J’accuse de Roman Polanski, le qualifiant de « nanar à 20 millions ».
Malgré des sujets graves, le style de l’autrice, parfois ampoulé, peut prêter à sourire. Elle y évoque des souvenirs d’enfance, notamment un cours de philosophie en terminale. Le livre présente aussi des réflexions sur l’ordre social, incitant les élèves à résister à un système jugé « raciste, sexiste et colonial ».
Viser juste est publié par L’Arche, compte 190 pages et est vendu au prix de 17 euros.
Source : L’Express.

