Moustique tigre : pourquoi faut-il agir ?
Le moustique tigre ou Aedes albopictus peut transmettre des maladies graves telles que la dengue, le Zika ou le chikungunya. Ces maladies peuvent être très invalidantes.
Deux priorités pour freiner sa progression
En 2026, l’action de l’ARS Grand Est s’organise autour de deux priorités :
- renforcer la prévention auprès des habitants, des collectivités et des professionnels,
- et organiser des interventions ciblées dans les territoires colonisés ou placés sous vigilance.
Objectif : limiter la prolifération du moustique tigre, freiner sa progression dans la région et réduire le risque de transmission locale de virus.
Des supports pour encourager les bons gestes
La prévention repose d’abord sur l’information des habitants. Le moustique tigre se développe dans de très petites quantités d’eau stagnante. Chacun peut donc agir en supprimant les lieux de ponte autour de son logement.
Pour accompagner cette mobilisation, l’ARS met à disposition des mairies des supports de communication afin de rappeler les gestes de prévention, aider à reconnaître le moustique tigre et encourager les signalements.
Accompagner les collectivités et les professionnels
Les collectivités nouvellement concernées peuvent bénéficier de temps de sensibilisation financés par l’ARS. Ces actions portent notamment sur le rôle du maire, la mobilisation locale et les mes à mettre en œuvre pour limiter la prolifération.
Les établissements de santé situés dans les communes concernées par la présence du moustique tigre peuvent également bénéficier d’actions de sensibilisation.
Les professionnels de santé sont aussi mobilisés pour signaler les cas de dengue, de chikungunya ou de Zika. Ces signalements permettent d’évaluer rapidement le risque et d’organiser, si nécessaire, des interventions autour des cas confirmés.
Des interventions ciblées sur le terrain
Lorsqu’un signalement citoyen ou un piège positif est confirmé, des enquêtes peuvent être menées sur le terrain. Elles permettent d’informer les habitants, de rechercher les gîtes larvaires et, si besoin, de les supprimer ou de les traiter par des opérateurs habilités.
Des interventions préventives peuvent également être organisées dans certaines communes non colonisées mais faisant l’objet d’une vigilance particulière.
Dans les secteurs les plus impactés, des actions spécifiques sont déployées.
Une surveillance renforcée dans toute la région
La surveillance du moustique tigre repose notamment sur un réseau de 347 pièges pondoirs installés dans le Grand Est, dans les collectivités les plus peuplées, les sites sensibles et les secteurs présentant un risque d’importation. Les signalements citoyens contribuent également à cette surveillance.
En 2025, 321 signalements de moustique tigre dans des communes non colonisées ont été réceptionnés et analysés par les opérateurs de démoustication missionnés par l’ARS Grand Est.
2025 : une progression confirmée dans le Grand Est
En 2025, l’implantation du moustique tigre s’est poursuivie dans le Grand Est. Fin 2025, 217 communes étaient considérées comme colonisées, contre 163 en 2024, soit 54 communes supplémentaires et une progression de 33 % en un an.
Cette progression s’accompagne du classement de l’Aube comme département colonisé en 2025. La région compte désormais 7 départements colonisés : l’Aube, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, la Marne et la Haute-Marne.
Cette progression s’accompagne d’une activité de surveillance renforcée.
En 2025, sept départements du Grand Est comptaient au moins une commune colonisée par le moustique tigre. Au total, 217 communes étaient concernées, regroupant 27 % de la population régionale.
Cette implantation reste toutefois très hétérogène selon les territoires. Elle est particulièrement marquée en Alsace : dans le Bas-Rhin comme dans le Haut-Rhin, 2/3 de la population réside dans une commune où le moustique tigre est présent.
Source : ARS Grand Est
