Acné : faut-il percer ses boutons ?

Acné : faut-il percer ses boutons ?

Les boutons, points noirs et points blancs font partie des désagréments cutanés les plus courants. Face au miroir, de nombreuses personnes sont tentées de les presser pour en expulser le contenu, mais cette habitude peut causer plus de dégâts que de bénéfices.

Il y a quelques années, le #Pimplepopping est devenu populaire sur les réseaux sociaux, incitant beaucoup à percer leurs boutons d’acné. Cependant, cette pratique est déconseillée, car triturer ou éclater un bouton peut laisser des séquelles durables.

L’acné se manifeste lorsque le sébum est sécrété en excès, devenant épais et obstruant les pores de la peau. Dans ce contexte, une bactérie normalement présente sur la peau, le Propionibacterium acnes, se multiplie de manière anormale, entraînant l’apparition de lésions cutanées telles que des points noirs et des boutons rouges à tête blanche.

Pourquoi vaut-il mieux s’abstenir ?

Percer un bouton peut endommager la peau et aggraver une petite imperfection en un problème plus visible. En effet, cette manipulation peut introduire des germes présents sur les doigts, favorisant ainsi une infection. Cela peut conduire à la formation d’un kyste qui se surinfecte, laissant des cicatrices.

Que faire au quotidien ?

Pour éviter d’aggraver l’acné, il est conseillé d’adopter certains gestes quotidiens. En période estivale, la protection solaire est essentielle, car l’exposition au soleil épaissit l’épiderme et peut favoriser les poussées d’acné, ainsi que l’apparition de taches pigmentaires.

Il est recommandé de nettoyer la peau délicatement matin et soir avec des produits adaptés, d’utiliser des crèmes hydratantes non comédogènes et d’éviter les produits agressifs. Le maquillage doit être léger et spécifique aux peaux acnéiques, avec un démaquillage systématique.

Avant d’utiliser des produits contre l’acné, il est préférable de consulter un professionnel de santé, tel qu’un pharmacien ou un médecin. Il est également important de rester vigilant face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux, qui peuvent parfois être inadaptées ou dangereuses. En juillet 2025, la Société française de dermatologie (SFD) a mis en garde contre la désinformation en dermatologie, particulièrement à destination des jeunes.

Source : Assurance Maladie, Société française de dermatologie

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