Accusations de « système d’emplois fictifs » à la RATP : Bally Bagayoko et d’autres élus dans la ligne de mire
L’association AC! Anti-Corruption a déposé deux plaintes auprès du Parquet national financier (PNF) concernant des soupçons de détournement de fonds publics et d’emplois fictifs à la RATP, touchant notamment le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. Ces accusations émergent suite à des révélations parues dans le journal Canard enchaîné.
Contexte factuel
Les allégations initiales ciblaient principalement Bally Bagayoko, élu de La France insoumise, qui aurait cumulé un mandat local avec un poste à la RATP. Selon Le Canard enchaîné, Bagayoko aurait bénéficié d’un emploi à plein temps, avec des horaires flexibles et un salaire mensuel de 6 000 euros, tout en exerçant ses fonctions politiques. Entre 2001 et 2020, il a occupé divers postes à Saint-Denis, tout en étant employé à la RATP.
Données ou statistiques
Le 11 août, Le Canard enchaîné a rapporté que près de 200 élus, de divers partis, auraient eu des emplois similaires à la RATP, ce qui soulève des questions sur la transparence et l’utilisation des ressources publiques. Jacques Marsaud, ancien directeur général de la RATP, a confirmé avoir recruté Bagayoko sans concours ni entretien, ce qui accentue les doutes sur la légitimité de ces emplois.
Conséquence directe
Les plaintes d’AC! Anti-Corruption visent à faire la lumière sur un éventuel système organisé d’emplois fictifs, qui pourrait avoir été en place depuis les années 2000. La RATP a démenti ces allégations, affirmant respecter les règles de droit commun.
Source : Franceinfo



