Accord entre parlementaires sur la loi anti fast-fashion : la Fédération française du prêt-à-porter féminin salue « une étape décisive »
Réunis en commission mixte paritaire, députés et sénateurs ont trouvé un consensus sur un projet de loi visant à limiter l’essor de la fast fashion. Cette initiative a été saluée par la Fédération française du prêt-à-porter féminin, qui considère cet accord comme une avancée majeure dans la lutte contre des plateformes telles que Shein et Temu.
Le texte, qui devrait être adopté prochainement, prévoit plusieurs mes significatives. Il inclut l’interdiction de la publicité pour ces marques, notamment via des influenceurs, et introduit un malus financier pouvant atteindre 50 % du prix hors taxe d’un article d’ici 2030, avec un plafond de 10 euros par pièce.
Yann Rivoallan, président de la Fédération, a qualifié cet accord de « victoire historique » pour protéger les emplois en France, estimant que la fast fashion détruit des milliers de postes. Cependant, il a également exprimé des réserves, notant que la version actuelle du texte pourrait ne pas affecter les entreprises européennes et françaises telles que Zara et H&M. Il a souligné l’importance de défendre le « made in France » et a appelé à une vigilance accrue face au lobby de Shein, qui pourrait compromettre l’application de la loi.
Rivoallan a insisté sur la nécessité de rester mobilisé pour garantir que cette législation cible non seulement Shein et Temu, mais également d’autres plateformes émergentes comme TikTok Shop.
Source : Franceinfo, 18 juin 2026
