Les puffs, malgré l’interdiction, restent accessibles aux jeunes
Interdites à la vente depuis février 2025, les puffs continuent d’être largement consommées par les jeunes. Entre contournement de la loi, marketing attractif et marché parallèle, ces cigarettes électroniques circulent encore, malgré les risques liés à la nicotine.
Les cigarettes électroniques jetables, communément appelées puffs, ont été interdites en France depuis février 2025 en raison de leur impact écologique et du risque d’addiction à la nicotine qu’elles représentent. Cependant, leur consommation demeure répandue parmi les jeunes. Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), en 2024, 4 % des lycéens vapotaient quotidiennement, contre seulement 0,8 % en 2022. De plus, un lycéen sur deux a déclaré en consommer occasionnellement.
Sur le terrain, il est facile de rencontrer des utilisateurs de puffs. À Paris, Mélina témoigne de la facilité d’accès à ces produits : « Sur les réseaux sociaux comme Snapchat, il y a des fournisseurs chez lesquels on s’en procure facilement. On peut les contacter et ils nous les livrent la plupart du temps. » Cette situation soulève des préoccupations quant à l’application de la loi.
Les puffs, bien que désormais illégales, sont toujours disponibles dans des magasins spécialisés, où elles sont souvent présentées aux côtés de cigarettes électroniques classiques. Les prix varient, atteignant environ 30 euros. Les industriels ont également adapté leurs produits en proposant des puffs rechargeables, contournant ainsi l’interdiction initiale.
Un autre aspect préoccupant est la montée du marché parallèle. Des revendeurs clandestins proposent des puffs à des prix inférieurs, mais sans aucun contrôle sur leur composition, ce qui augmente les risques pour la santé. Marion Adler, tabacologue, souligne que ces produits sont potentiellement plus dangereux, car on ignore leur contenu exact.
L’association Demain sera non-fumeur (DNF) appelle à une régulation stricte de la vente de ces produits. Son président, Gérard Audureau, rappelle que plusieurs actions judiciaires ont été menées pour faire respecter la loi interdisant la publicité pour le vapotage.
En somme, malgré l’interdiction, les puffs restent accessibles et leur consommation continue d’augmenter parmi les jeunes, soulevant des enjeux de santé publique importants.
Source : Franceinfo



