Il n’y a pas d’opposition forte et crédible face aux talibans
Adam Baczko, chargé de recherche au CNRS et spécialiste de l’Afghanistan, souligne que les talibans ont récemment durci leur régime après avoir envisagé un compromis avec l’Occident. Cette décision s’inscrit dans un contexte où le mouvement islamiste, au pouvoir depuis août 2021, a progressivement abandonné toute perspective de dialogue avec les pays occidentaux.
Dans ce cadre, les talibans ont mis en place des politiques internes de plus en plus strictes, notamment en matière de droits des femmes et de libertés individuelles. Malgré certaines promesses de réforme, les restrictions se sont accentuées, rendant difficile toute forme d’opposition organisée. Adam Baczko note également que la situation politique en Afghanistan est marquée par l’absence d’une opposition forte et crédible, ce qui limite les perspectives de changement.
Parallèlement, les talibans développent une diplomatie pragmatique, cherchant à établir des relations avec d’autres pays, notamment dans la région asiatique. Cette démarche vise à obtenir une reconnaissance internationale et à attirer des investissements, tout en consolidant leur pouvoir interne.
La communauté internationale reste divisée sur la manière de traiter avec le régime taliban, et les sanctions économiques continuent d’affecter la population afghane. En l’absence d’une opposition significative, la domination des talibans semble s’installer durablement.
Source : Adam Baczko, chargé de recherche au CNRS.

