L’ultra n’est clairement pas dans leur culture : les raisons de l’absence des Africains sur les longues distances
Les coureurs africains, souvent en tête des classements sur les courses de courte distance et sur route, n’ont pas encore fait le saut significatif vers les épreuves de longue distance et d’ultra-trail. Cette situation soulève des questions sur les raisons culturelles et économiques qui pourraient expliquer cette absence.
Traditionnellement, les athlètes africains, notamment ceux originaires d’Éthiopie et du Kenya, se distinguent dans les courses de 5 km à marathon. Leur succès repose sur des facteurs tels que l’altitude de leurs régions d’origine, leur entraînement rigoureux et leur talent naturel. Cependant, les courses d’ultra, qui peuvent dépasser 100 km, exigent une approche différente, tant sur le plan de l’entraînement que de la préparation mentale.
Le format des courses de longue distance et d’ultra-trail implique souvent des défis logistiques et une culture de l’endurance qui ne sont pas encore ancrés dans les pratiques sportives locales. Les infrastructures nécessaires pour soutenir ces événements, telles que les parcours balisés et les équipes de soutien, sont moins développées en Afrique. De plus, la culture de l’ultra-trail, qui valorise l’aventure et la connexion avec la nature, peut sembler étrangère aux athlètes habitués à des compétitions plus courtes.
Des données récentes montrent que, bien que l’intérêt pour les courses de longue distance augmente, les athlètes africains demeurent concentrés sur les distances plus courtes. Pour qu’un changement significatif se produise, une transformation économique et des investissements dans les infrastructures sportives seraient nécessaires.
En conclusion, l’absence des coureurs africains dans les épreuves d’ultra-trail semble être le résultat d’un ensemble de facteurs culturels et logistiques. Un bouleversement économique pourrait toutefois ouvrir la voie à une nouvelle dynamique dans ce domaine.
Source : L’Équipe.

