Ablation ovarienne : une opération de routine vire au cauchemar en Vendée
L’histoire remonte à juin 2024. Au sein de l’hôpital des Sables-d’Olonne, en Vendée, une femme de 62 ans subit ce qui devait être une ablation d’un kyste à l’ovaire. Cette opération, qualifiée de “de routine”, était censée se dérouler sans encombre.
À la fin de la chirurgie, la patiente se réveille « choquée » et « traumatisée », car on lui annonce qu’elle a finalement subi une ablation de ses deux ovaires, ou ovariectomie, une intervention non prévue.
La chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins des Pays de la Loire a été saisie et a rendu son verdict le 17 juin dernier, selon Ouest-France. Le médecin superviseur a été condamné à une interdiction d’exercer la médecine pendant trois mois, du 1er octobre au 31 décembre prochain. Il était le seul poursuivi, car le chirurgien ayant réalisé l’opération est un praticien associé, diplômé hors Union européenne. La chambre disciplinaire a conclu que le médecin superviseur a commis une faute personnelle, car il ne s’est pas assuré que la patiente avait reçu toutes les informations nécessaires sur l’ablation, ni que son consentement éclairé avait été recueilli. La patiente a affirmé avoir donné son accord pour l’ablation kystique, « à la condition expresse que (ses) ovaires ne soient pas retirés », un choix qui n’a pas été respecté.
Le Conseil national de l’ordre des médecins rappelle que « la loi n’oblige pas à donner son consentement par écrit pour une intervention chirurgicale », mais il est conseillé aux médecins de recueillir ce consentement par écrit pour les décisions importantes.
Source : Ouest-France
