L’abattoir de Saint-Céré reprend son activité porcine après huit mois de suspension
L’abattoir de Saint-Céré, situé dans le Lot, a obtenu l’autorisation de reprendre son activité d’abattage porcin après une suspension de huit mois due à des manquements graves en matière de bien-être animal. Cette reprise a été officialisée par un arrêté de la préfète du Lot, Marilyne Poulain, daté du 22 juin. Cette décision marque une étape décisive dans le plan de redressement engagé depuis plusieurs mois, permettant ainsi au site de redevenir pleinement opérationnel.
Depuis la suspension, des efforts considérables ont été fournis par Cauvaldor, le conseil d’administration et les équipes de l’abattoir. La reprise des activités bovine et ovine avait déjà eu lieu en février dernier, et le retour à la normale de la filière porcine est le résultat de neuf mois de mobilisation.
Les investissements réalisés et le management de transition ont permis de restaurer la confiance des services de l’État et de sécuriser l’outil. La communauté de communes a noté une reprise des volumes d’activité, particulièrement dans le secteur porcin, ce qui témoigne de la confiance retrouvée des éleveurs et des apporteurs.
Pour l’avenir, l’abattoir envisage de se transformer en société d’économie mixte (SEM) afin de consolider son modèle économique. Jean-Claude Fouché, président de Cauvaldor, a déclaré que ce projet vise à renforcer la maîtrise des charges, améliorer l’organisation et conquérir de nouveaux marchés.
Parallèlement, une délégation lotoise a visité le Pôle Viandes d’Issoire pour échanger sur les enjeux de modernisation des outils d’abattage. Les élus lotois sont convaincus que le maintien de l’abattoir de Saint-Céré est essentiel pour garantir des débouchés de proximité aux éleveurs et préserver l’avenir agricole du département.
Serge Rigal, président du département du Lot, a souligné l’importance de l’abattoir public de Saint-Céré, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en viande locale pour les restaurants scolaires. Jean-Claude Fouché a ajouté que l’avenir de l’abattoir dépendra de l’innovation et d’une gouvernance partagée pour renforcer la résilience alimentaire du territoire.
Source : La Dépêche
