Les refuges face aux abandons d’animaux durant l’été : un cri d’alarme sur la responsabilité des propriétaires

Avec plus de 200 chiens et chats accueillis simultanément, le refuge ATPA-SPA de Toulouse subit une forte affluence durant l’été. Les abandons se multiplient alors que les adoptions ralentissent, poussant la directrice du refuge à dénoncer un manque de responsabilité des propriétaires.

Sam, Clover et Mandy, trois chiots croisés de Jack Russell, sont parmi les derniers pensionnaires arrivés au refuge. « Ce sont des petits chiots qui ont été trouvés en statut fourrière, errants sur la voie publique, il y a plus de trois semaines », explique Alexandra Feuillet, directrice du refuge. « On les a identifiés, vaccinés, déparasités et elles partent à l’adoption. La première s’en va aujourd’hui. »

Le refuge, qui s’étend sur trois hectares, est l’un des plus importants de la région, accueillant actuellement 150 chiens et 80 chats. Comme de nombreuses structures similaires, il est saturé. En été, le nombre d’adoptions diminue tandis que les abandons, eux, se multiplient, surtout pendant les vacances. Entre juin et août 2025, 63 500 abandons ont été enregistrés selon une étude de GoodFlair. « Sur un mois d’été, on a entre 40 et 50 chats et entre 20 et 30 chiens qui arrivent », détaille la directrice.

Plus préoccupant, les abandons de complaisance ne sont plus seulement un phénomène estival, mais restent constants tout au long de l’année. Faute de place dans les refuges, certains propriétaires vont jusqu’à relâcher leurs animaux dans la nature. « Les gens ne sont à mon sens, pas assez responsables, et surtout pas assez au courant des races qu’ils abandonnent », observe Alexandra Feuillet. Ce phénomène est illustré par le nombre croissant de bergers malinois ou de staffs, des chiens qui demandent un engagement personnel et financier important.

En 2025, environ 350 000 animaux ont été abandonnés ou pris en charge par des refuges et associations en France, plaçant le pays en tête des abandons d’animaux en Europe.

Source : GoodFlair, reportage de Geoffrey Berg et Éric Foissac.

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