À Besançon, police, justice et habitants débattent pour apaiser les tensions avec la jeunesse

Les relations entre la police et les jeunes, particulièrement dans les quartiers populaires, sont souvent tendues. Pour favoriser le dialogue, l’association Club Sauvegarde Besançon a organisé, le 29 juillet, un « ciné-débat » à Planoise. L’événement visait à apaiser ces relations à travers un échange entre les représentants de l’ordre et les habitants.

Le choix de projeter des extraits du film « Les Misérables » de Ladj Ly, qui illustre les tensions entre une brigade de la BAC et les jeunes de Seine-Saint-Denis, a été audacieux. Cette projection a servi de point de départ pour le débat sur les interactions entre la police et la jeunesse. La rencontre a également inclus des représentants des services sociaux et de la justice.

Cédric Logelin, intervenant lors de l’événement, a souligné que « les tensions naissent de l’ignorance et de l’incompréhension ». Il a encouragé les discussions pour mieux comprendre les perceptions des jeunes envers la police. Les participants ont pu poser des questions sur les droits des policiers, les enquêtes en cas de bavure, et les responsabilités des parents concernant leurs enfants.

Pour enrichir le débat, Smail Aklit, policier du 20e arrondissement de Paris et spécialisé dans la relation jeunesse-police, a été invité. Il a affirmé que l’objectif était de « déconstruire les clichés et stéréotypes » entourant la police. Aklit a également reconnu que des gestes non-déontologiques peuvent parfois se produire au sein des forces de l’ordre, incitant les victimes à signaler les abus via la plateforme IGPN.

Les discussions ont également porté sur le rôle de l’éducation dans la relation entre les jeunes et l’État. Fode Ndao, directeur du Club Sauvegarde Besançon, a affirmé que « l’éducation est l’affaire de tous » et a plaidé pour la création de temps de rencontre entre la police, la justice, la population et les associations.

Bien que cette soirée ait permis d’initier un dialogue, il est peu probable qu’une seule rencontre suffise à apaiser toutes les tensions. L’événement a néanmoins jeté les bases d’un échange constructif.

Sources : France 3 Régions, Club Sauvegarde Besançon.

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