À Besançon, les familles réclament la poursuite des rénovations d’écoles face à la canicule

Une semaine après les déclarations du maire LR de Besançon, Ludovic Fagaut, qui a mis en doute l’efficacité des rénovations scolaires face à la canicule, environ soixante élèves, parents et élus d’opposition se sont rassemblés devant la mairie pour exiger la poursuite des travaux dans les établissements scolaires.

Morgane Hamonet, une maman d’élève, a partagé son expérience : “Nous sommes dans l’école de Bregille Plateau, exposée sud-ouest, avec de grandes baies vitrées et une cour bétonnée, sans arbres. Il faisait déjà une trentaine de degrés à 8h30, et ça monte au fur et à me de la journée, jusqu’à 37 degrés.” Ce rassemblement a eu lieu le mercredi 1er juillet, à l’heure du goûter, sous les fenêtres de la mairie.

Les parents ont exprimé leur mécontentement face aux mes temporaires mises en place par la municipalité, notamment la possibilité de ramener les enfants à la maison. “Cela pose un problème d’équité, car tout le monde ne peut pas venir chercher ses enfants. Tout le monde n’a pas de meilleures conditions d’accueil chez soi qu’à l’école,” a souligné une mère de famille.

Les participants ont également proposé des solutions concrètes pour améliorer les conditions dans les écoles. Parmi celles-ci, repeindre les cours d’école en blanc pour réduire la température, ainsi que l’utilisation de parasols et de chapiteaux pour créer de l’ombre. Toutefois, ils estiment qu’un plan de rénovation systématique, similaire à celui mis en œuvre sous la précédente maire écologiste Anne Vignot, serait la meilleure solution à long terme.

Pierre Boissenin, un père d’élève, a suggéré de désimperméabiliser au moins 50 % des cours en y ajoutant de la végétation pour permettre une meilleure circulation de l’air. Il a également proposé d’installer des grilles pour ventiler les bâtiments et d’ajouter des brasseurs d’air pour abaisser la température des salles de classe.

Les parents d’élèves estiment que les travaux nécessaires pour l’école de Bregille Plateau pourraient s’élever à 350 000 euros. “Si on ne les investit pas, cela signifie qu’on prend le risque d’avoir des enfants et des enseignants en difficulté, voire d’entraîner des accidents cardiaques,” a averti Boissenin.

Les associations de parents d’élèves espèrent pouvoir présenter leurs idées et doléances à la mairie, mais aucun rendez-vous n’était prévu à ce moment.

Source : France 3 Régions

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *