À Aix-en-Provence, cet hôtel construit sous Louis XIV est à vendre : son prix est astronomique
Par Thibault Nadal
Publié le 26 juillet 2026 à 11h24
Un morceau d’histoire est mis en vente. Le 8 juillet dernier, la mairie d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a lancé un appel à candidature pour la vente d’un hôtel particulier à un prix élevé.
L’hôtel de Venel, un bijou du 17e siècle
La Ville d’Aix-en-Provence a décidé de vendre l’hôtel de Venel, un chef-d’œuvre du 17e siècle construit sous Louis XIV par Gaspard de Venel, alors conseiller au Parlement de Provence. Ce bien est occupé depuis le 18e siècle par la congrégation des Sœurs, qui y est restée jusqu’à son acquisition par la ville en 1971.
L’hôtel de Venel conserve deux plafonds peints de styles et époques différents, caractéristiques du début et de la fin du règne de Louis XIV. Ces œuvres ont été commandées par deux membres de la même famille et retracent des épisodes de leur vie personnelle. Ces plafonds, ainsi qu’une antichambre et une chambre du premier étage, sont classés au titre de monument historique depuis 2014.
En vente pour plus de 11 millions d’euros
La superficie totale de l’hôtel est de 3.258 m², avec un jardin de 1.400 m², ce qui justifie son prix de 11,165 millions d’euros hors taxe. La municipalité ne souhaite pas vendre à n’importe qui, mais espère plutôt un projet culturel, institutionnel ou un hôtel haut de gamme. Les candidats intéressés ont jusqu’au 21 août prochain pour déposer un dossier.
L’opposition contre cette vente
Cependant, cette vente suscite des critiques. Le groupe d’opposition de gauche, Aix Avenir, s’oppose à cette décision, arguant que la Ville justifie la vente par des coûts d’entretien et de rénovation jugés trop élevés. Magali Bailleul, membre du groupe, a exprimé sur Facebook son désaccord avec cette mise en vente, soulignant la nécessité de préserver le patrimoine des Aixoises et des Aixois.
La question du relogement des 70 agents municipaux travaillant dans cet hôtel particulier est également soulevée. Le 1er adjoint, Eric Chevalier, a assuré que ces agents seront relogés dans un rayon de 15 minutes à pied de l’Hôtel de ville, avec des conditions de travail améliorées.
Source : Actu.fr
