À Aden, le combat inlassable d’un Yéménite pour sauver le dernier temple hindou
Ahmad Abdel Jalil consacre sa vie à la préservation d’un temple hindou à Aden, la grande ville portuaire du sud du Yémen. Ce lieu de culte, construit il y a 160 ans sous une cavité rocheuse au pied d’un volcan dans la vallée de Khussaf, est le dernier d’une série de onze temples hindous et gurdwaras sikhs qui ont autrefois marqué la ville.
Baptisé “Shree Hinglaj Mataji Mandir”, ce temple-grotte tire son nom d’un lieu sacré du Pakistan, également situé dans une caverne, près de la rivière Hingol. Bien que le temple soit respecté par les hindous et les musulmans, il est souvent désigné dans le quartier de Crater comme le “temple des Banians”, en référence aux commerçants hindous du Gujerat.
Au XIXe siècle, la construction de ces lieux de culte a enrichi l’architecture religieuse d’Aden, une ville cosmopolite où cohabitaient musulmans, Banians hindous, zoroastriens perses et chrétiens. Ce mélange culturel a longtemps été un symbole de tolérance et de coexistence.
La préservation de ce temple est essentielle non seulement pour la communauté hindoue, mais aussi pour le patrimoine culturel d’Aden, qui témoigne d’une époque où la diversité religieuse était célébrée.
Source : New Lines Magazine



