Canicule : « Le réchauffement climatique a pris corps, beaucoup de personnes ont vécu cette bascule dans leur chair »
La canicule qui a frappé la France du 17 au 26 juin 2026 a été qualifiée de la plus intense jamais observée dans le pays. Face à cette situation alarmante, Mélusine Boon-Falleur, professeure au Centre de recherche sur les inégalités sociales de Sciences Po, a lancé une enquête participative. Celle-ci vise à recueillir les témoignages des citoyens sur leurs ressentis physiologiques et psychologiques durant cette période de forte chaleur, ainsi que leurs attentes vis-à-vis des autorités publiques.
Contexte Factuel
L’enquête, toujours ouverte jusqu’à fin août, permet à toute personne âgée de 18 ans et plus de partager son expérience face à cette canicule. Selon Boon-Falleur, cette vague de chaleur, touchant presque tout le territoire, a créé une expérience collective parmi les Français. Elle a souligné la nécessité de recueillir davantage de témoignages afin d’alimenter la réflexion sur l’adaptation au changement climatique.
Données ou Statistiques
Un mois après le lancement de l’enquête, 1 149 réponses complètes ont été collectées. Parmi les participants, près de 20 % ont signalé des difficultés à dormir ou à se concentrer, et environ 20 % ont éprouvé des sensations de nausée, vertiges ou malaises physiques. De plus, une personne sur cinq a déclaré ressentir de l’anxiété au quotidien, tandis qu’une sur sept a mentionné des inquiétudes incontrôlables, telles que des crises d’angoisse.
Conséquence Directe
Ces ressentis ont conduit à une prise de conscience accrue des effets tangibles du changement climatique, générant un sentiment d’écoanxiété qui ne touche plus seulement les jeunes générations. De nombreux participants ont exprimé des doutes sur l’avenir, remettant en question la capacité des politiques actuelles à répondre efficacement à ces crises.
Source : Reporterre


