Monument Damas Aléka : l’architecte Erick Mauro interpellé par la DGR
Lundi 27 juillet, Erick Mauro Nguémah, architecte en charge du chantier du monument Georges Damas Aléka, a été interpellé alors qu’il se trouvait sur le site de construction. Malgré sa présence sur place, il a été noté comme introuvable lors de la visite du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette absence a été expliquée plus tard dans la soirée, lorsque l’architecte a été conduit à la Direction générale des recherches (DGR), où il a passé la nuit.
Le chantier de l’esplanade, dédié à l’auteur de l’hymne national, est sous pression depuis plusieurs semaines. Trois ans après le début des travaux, le projet accuse un retard significatif, malgré l’échéance du 17 août fixée par le chef de l’État lors d’une inspection le 30 juin dernier. Une visite de contrôle était programmée pour le 16 août, ajoutant une pression supplémentaire sur l’architecte.
Sur les vidéos diffusées de la visite présidentielle, Erick Mauro Nguémah n’apparaît pas, soulevant des interrogations sur son rôle dans ce projet dont il est le principal responsable.
Une garde à vue pour enquête
Selon des sources proches de l’enquête, l’interpellation ne serait pas liée à une mise en cause formelle, mais viserait à recueillir des éléments pour l’enquête en cours. L’architecte devrait retrouver sa liberté après cette audition, sauf si de nouveaux éléments apparaissent.
Le moment de cette interpellation soulève des questions, car elle survient alors qu’Erick Mauro Nguémah est écarté des images officielles de la visite présidentielle. Ce contexte mêle pression politique, urgence des délais et ambiguïtés dans les contrats.
Un dossier déjà sous tension
Début juillet, un mémorandum de l’Ordre gabonais des architectes avait déjà mis en lumière des décisions controversées prises par la Présidence, telles que des réductions budgétaires et des modifications imposées en cours de chantier. Ce document a suscité une réaction du Conseil national de l’Ordre, qui a dénoncé des accusations jugées calomnieuses.
L’interpellation d’Erick Mauro Nguémah relance donc un dossier sensible, à quelques semaines des célébrations du 17 août, pour lesquelles l’esplanade doit accueillir une partie des cérémonies officielles.
Source : Gabonreview.com


