Incendie en Gironde : à qui appartient la forêt des Landes de Gascogne ?
Depuis plus d’une semaine, les Landes brûlent. Ce jeudi 20 juillet, les sapeurs-pompiers se sont cependant déclarés « raisonnablement optimistes », le mégafeu qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde étant stabilisé.
Particulièrement vulnérable aux incendies, la forêt des Landes de Gascogne a été créée par l’homme « à partir d’une essence locale, le pin maritime, présente en Aquitaine depuis plus de huit mille ans », précise le Centre national de la propriété forestière. Au XIXe siècle, elle connaît une extension significative.
Aujourd’hui, le massif des Landes de Gascogne s’étend sur 570 000 hectares, faisant des Landes l’un des départements les plus boisés de France. La forêt est principalement privée : seulement 10 % appartient à l’État et aux collectivités locales, le reste étant réparti entre environ 38 000 propriétaires, avec une surface moyenne détenue par chacun de moins de 15 hectares.
En France, les propriétaires privés détiennent environ 75 % des forêts, mais avec des disparités régionales. Dans les Landes, près de 90 % des surfaces sont en mains privées. Cependant, des exceptions existent, comme dans la région Grand Est où l’État conserve plus de la moitié des massifs.
Le code forestier impose aux propriétaires de préserver la biodiversité, la qualité des sols et de l’eau, tout en les protégeant des risques naturels, notamment des incendies. Le quart restant des forêts appartient au domaine public : les forêts domaniales sont propriétés de l’État, tandis que les forêts communales sont gérées par les communes et l’Office national des forêts (ONF).
La forêt des Landes constitue un pilier économique et stratégique majeur pour la région. Avec près de 75 % de pin maritime, ses arbres sont principalement destinés à la production de bois d’œuvre, de bois d’industrie et de bois d’énergie. En 2023, le chiffre d’affaires de la filière forêt-bois de Nouvelle-Aquitaine, dont le massif des Landes de Gascogne représente environ les trois quarts, avoisinait plus de 13,5 milliards d’euros, représentant environ un quart de la récolte nationale de bois.
Source : La Croix


