Cyberattaque : et si l’eau arrêtait de couler ?
Le 27 juillet, le village de Braham, au Minnesota, a signalé que son usine de traitement de l’eau avait été déconnectée « pour une raison inconnue ». Quelques heures plus tard, il a été confirmé qu’il s’agissait d’une « cyberattaque malveillante sur les systèmes informatiques, par des acteurs inconnus ».
Cet incident ne s’est pas limité à Braham. Dans la même journée, les villes de South St. Paul, Plymouth et Maple Plain ont fait des déclarations similaires. Au total, 30 communautés du Minnesota ont été touchées. Ces attaques ont frappé toutes leurs usines de traitement de l’eau, et les services informatiques de l’État ont qualifié l’événement de « cyberattaque coordonnée visant les systèmes opérationnels (OT) » des localités concernées.
L’enquête est en cours, nécessitant une collaboration entre les partenaires fédéraux, étatiques, locaux, tribaux et du secteur privé. Le Département de la santé du Minnesota a précisé qu’il n’y avait pas de demande active pour que les résidents modifient leur consommation d’eau potable, celle-ci demeurant propre à la consommation.
Contexte factuel
Le ciblage des systèmes d’eau potable est préoccupant, car ces infrastructures critiques reposent sur des systèmes de contrôle industriel (ICS) et des systèmes de supervision et d’acquisition de données (SCADA) qui gèrent des processus essentiels, comme la pression et la qualité de l’eau. Cet incident s’inscrit dans une tendance plus large de cyberattaques visant les infrastructures critiques.
En avril, l’agence américaine de cybersécurité et de sécurité des infrastructures critiques, la CISA, a émis une alerte concernant les environnements opérationnels. Selon cette alerte, des acteurs malveillants avancés et persistants (APT) affiliés à l’Iran mènent des activités d’exploitation sur des équipements OT exposés sur Internet, notamment les contrôleurs logiques programmables (PLC).
Données ou statistiques
Aucune statistique officielle récente n’est disponible concernant l’impact de cette cyberattaque sur le long terme ou les mes de sécurité mises en place depuis.
Conséquence directe
Les conséquences immédiates de cette cyberattaque soulignent la vulnérabilité des infrastructures critiques et la nécessité d’améliorer la sécurité des systèmes de traitement de l’eau pour prévenir de futures attaques.
Source : MPR News


