La Terre aurait-elle ensemencé Europe, la lune glacée de Jupiter, avec des bactéries terrestres ? Un chercheur géorgien a calculé que 300 millions de particules de poussière contenant potentiellement des micro-organismes quittent notre planète chaque seconde et pourraient atteindre Europe. Cette hypothèse pourrait être vérifiée dès 2027 grâce à un atterrisseur spatial.
Contexte factuel
La panspermie, concept selon lequel la vie peut voyager entre les corps célestes, est généralement envisagée dans le sens inverse. Zaza Osmanov, de l’Université libre de Tbilissi, propose une nouvelle perspective : et si la Terre était à l’origine de l’ensemencement d’autres mondes ? Son étude, publiée dans l’International Journal of Astrobiology, se concentre sur Europe, qui abrite un océan liquide sous sa croûte de glace.
Données ou statistiques
Osmanov explique que des turbulences atmosphériques peuvent élever des grains de poussière d’un micron jusqu’à 150 kilomètres d’altitude. Ces particules peuvent atteindre une vitesse de 14 km/s après une collision avec des poussières cosmiques, dépassant la vitesse de libération terrestre de 11,2 km/s. Une fois dans l’espace, environ 5 x 10¹⁸ particules quittent la Terre chaque seconde, et environ 300 millions de ces particules atteignent la surface d’Europe.
Conséquence directe
Le nombre élevé de particules déposées suggère une possibilité de vie dans l’océan d’Europe, si les conditions biochimiques sont compatibles avec une vie d’origine terrestre. L’atterrisseur Europa de l’Agence spatiale européenne, prévu pour 2027, pourrait fournir des réponses définitives en accédant directement à cet océan pour rechercher des signes de vie.
Source : International Journal of Astrobiology.


