Grippe aviaire : qu’est-ce que la souche H5 qui inquiète l’Australie ?
En Australie, une souche de grippe aviaire hautement contagieuse suscite des inquiétudes. La ministre de l’Agriculture, Julie Collins, a confirmé, le 29 juillet, que la souche H5 de la maladie se propageait localement en Australie-Méridionale, notamment parmi les colonies de sternes huppées.
À l’échelle nationale, 27 cas confirmés ont été recensés depuis l’identification de la souche H5 dans le pays en juin, avec plusieurs cas suspects également signalés. Récemment, le gouvernement australien a suspendu les visites guidées sur les plages de l’île Kangourou, une destination touristique prisée, après la découverte de quatre cas suspects de grippe aviaire H5. Les autorités cherchent ainsi à limiter la propagation de cette souche, qui pourrait menacer non seulement les populations d’oiseaux, mais également des mammifères tels que les lions de mer.
Cette propagation de la maladie soulève des craintes quant à une aggravation du risque d’extinction, déjà préoccupant pour la faune australienne, riche en espèces uniques.
Virus mortel
Connue sous le nom de grippe aviaire hautement pathogène H5N1, la souche H5 a émergé en Asie avant de se répandre vers l’Europe, l’Amérique du Nord et du Sud, l’Antarctique et les îles subantarctiques à partir de 2021. Ce virus mortel se propage principalement avec les mouvements des oiseaux sauvages, mais peut également toucher d’autres espèces. Selon Wildlife Health Australia, des millions d’animaux sauvages sont morts dans le monde à cause de la grippe aviaire H5, affectant plus de 600 espèces d’oiseaux et plus de 100 espèces de mammifères.
Peu de contaminations humaines
Les oiseaux et mammifères peuvent contracter la grippe aviaire H5 par contact étroit avec des individus infectés, en consommant des charognes ou en étant exposés à des environnements contaminés. Bien que la souche H5 puisse également infecter les humains, cela reste rare. Depuis 2003, l’Organisation mondiale de la santé a enregistré environ 1 000 infections humaines à cette souche, dont 479 ont entraîné la mort, principalement chez des personnes ayant eu des contacts étroits avec des animaux contaminés. Les experts craignent qu’une forte circulation du virus n’entraîne une mutation facilitant sa transmission d’un humain à un autre.
Source : Wildlife Health Australia, Organisation mondiale de la santé.
