Les augmentations de salaires tombent à leur plus bas niveau depuis 2021
Selon la dernière édition de l’enquête NAO de Mercer France, les entreprises font face à un contexte économique incertain et privilégient des augmentations plus ciblées pour réduire certains écarts de salaire. Après une hausse de 4 % en 2024 et de 2,5 % en 2025, les enveloppes médianes dédiées aux augmentations de salaires de base dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) ne progresseront que de 2 % en 2026, un niveau qui sera inférieur à celui de l’inflation annuelle. Ce chiffre représente également le niveau d’augmentation le plus bas observé depuis 2021.
Dans un climat social tendu, avec 17 % de désaccords signalés, les négociations ont été ralenties. Sophie de Heer, responsable rémunération chez Mercer France, souligne que les entreprises françaises s’orientent vers des augmentations plus ciblées pour répondre aux exigences réglementaires, notamment en prévision de la directive européenne sur la transparence des rémunérations.
L’enquête révèle que 66 % des salariés bénéficient d’augmentations individuelles, principalement attribuées au mérite, notamment parmi les cadres. Cependant, leur niveau reste inférieur à celui des trois années précédentes, avec une médiane de 1,80 % en 2025 et une légère baisse prévue pour 2026. Les augmentations générales, quant à elles, concernent essentiellement les populations non-cadres et demeurent faibles, oscillant entre 0,35 % et 0,38 %.
Pour 2027, Mercer prévoit que les négociations pourraient de nouveau être difficiles, dans un contexte de contraintes économiques persistantes. Néanmoins, les enveloppes pourraient repartir à la hausse avec une médiane estimée à 2,5 %.
Source : Enquête NAO de Mercer France, réalisée entre octobre 2025 et mars 2026.
