« On s’en sortira » : le maire d’Alès salue les « milliers de messages de solidarité »
Dix jours après avoir été la cible de menaces de mort attribuées à la DZ Mafia, le maire LR d’Alès, Christophe Rivenq, a exprimé ce lundi son appréciation pour l’élan de solidarité de ses concitoyens. Lors de la cérémonie de prise de fonctions de la nouvelle sous-préfète d’Alès, Lucie Roesch, il a déclaré : « J’ai reçu des centaines, des milliers de messages de solidarité », soulignant que, dans sa ville, « la vie continue ».
Placé sous protection policière, Rivenq, âgé de 60 ans, a assisté à l’événement en compagnie des responsables de la police, de la gendarmerie et des pompiers. Discret ces derniers jours, il a réaffirmé son engagement à poursuivre ses fonctions, renforcé par le sentiment de solidarité qu’il perçoit au sein de la population de cette ancienne cité minière, qui compte environ 46 000 habitants. « Il y a eu aussi beaucoup d’inquiétude. Mais la sécurité est au top et la vie continue. On s’en sortira », a-t-il ajouté.
Le 16 juillet, le maire avait reçu une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm, accompagnée d’inscriptions menaçantes sur le mur de sa clôture, signées « DZ NG », pour DZ Mafia nouvelle génération, une potentielle scission de l’organisation criminelle marseillaise. Suite à ces événements, il a été exfiltré de son domicile par le Raid dans la nuit du 20 au 21 juillet, après des informations sur une menace évoquant la présence possible d’une voiture piégée. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué un « projet d’action violente » à l’encontre de l’élu, alors que l’enquête est confiée au Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).
Deux jours plus tard, des individus cagoulés se revendiquant de la DZ Mafia ont diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux, niant toute implication du groupe dans les menaces visant le maire. Depuis l’été 2025, la DZ Mafia a fait son apparition dans la petite ville du Gard, cherchant à supplanter les réseaux locaux.
La nouvelle sous-préfète a également souligné l’importance d’une politique d’aménagement urbain, affirmant que les questions de sécurité doivent être abordées en lien avec le renouvellement urbain, l’éducation, la mobilisation en faveur de la jeunesse et la lutte contre la pauvreté.
(Source : Le Progrès)
