Reprise de Fibre Excellence, dernier fabricant français de pâte à papier marchande : Carole Delga appelle à

Reprise de Fibre Excellence : Carole Delga plaide pour l’offre de Matthieu Pigasse

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a critiqué avec virulence l’offre de reprise de Matthieu Pigasse pour Fibre Excellence, qualifiant ce dernier de « shérif de Nottingham » plutôt que de « Robin des Bois ». En revanche, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, soutient cette offre, tout comme Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT de l’entreprise.

Lundi 27 juillet, Carole Delga a déclaré sur France Inter qu’il est essentiel de « ne pas se disperser en polémiques inutiles ». Elle soutient l’offre de reprise pour Fibre Excellence, le dernier fabricant français de pâte à papier marchande, dont les sites de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et de Tarascon (Bouches-du-Rhône) sont en danger de liquidation. Le tribunal de commerce de Toulouse doit se prononcer sur cette offre, jugée insuffisante par le gouvernement.

Delga a qualifié l’offre de Matthieu Pigasse de « solide », mentionnant un tour de table de 96 millions d’euros de prêts de sociétés et un soutien de 15 millions d’euros de la Caisse des dépôts et consignations. En revanche, le ministre Lescure a exprimé des doutes quant à la viabilité de cette proposition, estimant qu’elle nécessite une aide supplémentaire de l’État d’environ 100 millions d’euros.

Lors d’une interpellation à l’Assemblée nationale, Lescure a rappelé que l’État avait déjà investi 100 millions d’euros pour soutenir l’entreprise et qu’il était prêt à engager encore 100 millions d’euros. Il a souligné que l’offre de Pigasse, qui prévoit un apport de seulement 5 millions d’euros de sa part, ne tenait pas la route.

Jean-Michel Bulinge, représentant syndical, a fait part de son inquiétude face à la situation. Il a dénoncé des « raccourcis » du gouvernement et a précisé que pour maintenir les 670 emplois des sites de Saint-Gaudens et Tarascon, l’État devrait racheter à un meilleur prix l’électricité produite par les turbines de l’entreprise, une demande à laquelle le gouvernement n’a pas encore répondu.

La situation est tendue, et Bulinge a évoqué le stress ressenti par les salariés, certains envisageant même de vendre leur maison en cas de liquidation. « On est complètement suspendus à l’appréciation du tribunal », a-t-il conclu.

Source : Franceinfo.

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