Artemis III : la NASA renonce à l’alunissage pour tester un amarrage spatial inédit avant le retour des astronautes sur la Lune

La NASA renonce à l’alunissage pour tester des amarrages en orbite terrestre basse

La mission Artemis III, initialement prévue pour alunir, a été redéfinie afin de se concentrer sur des tests d’amarrage en orbite terrestre basse. Le 15 juillet 2026, la NASA a annoncé un scénario impliquant trois lancements successifs depuis Cap Canaveral, avec un objectif de validation de l’interopérabilité entre la capsule Orion et deux atterrisseurs privés. Ce projet, désormais programmé pour 2027, conditionne le retour d’astronautes américains sur la Lune, qui est désormais reporté à 2028.

La mission Artemis III enchaîne trois lancements coordonnés

Trois fusées géantes doivent décoller successivement pour permettre un rendez-vous orbital inédit. La New Glenn propulsera l’atterrisseur Blue Moon Mark 2, qui pourra patienter jusqu’à trente jours en orbite. Le Space Launch System (SLS) emportera ensuite l’équipage depuis le pas de tir historique 39B, utilisé lors des missions Apollo. Enfin, le Starship V3 de SpaceX rejoindra le convoi à partir d’une autre rampe.

Orion jouera le rôle de chasseur, manœuvrant vers l’atterrisseur de Blue Origin. Deux membres de l’équipage testeront le système de support de vie et l’avionique. Cette phase introduira une architecture d’amarrage latérale, avec Orion pilotant l’ensemble et fournissant des données de télémétrie. Par la suite, la capsule effectuera un amarrage frontal avec le Starship V3, qui ne sera pas habité en raison de l’achèvement incomplet de sa cabine pressurisée. Ce test se concentrera sur les communications et la manœuvrabilité pendant environ vingt-quatre heures.

Une seule fusée est prête à un an du décollage

Actuellement, le SLS est le seul appareil pleinement opérationnel. La New Glenn 4 a connu une explosion au décollage en mai 2026, tandis que le Starship V3 n’a pas encore effectué de vol orbital. Malgré ces défis, la NASA maintient l’échéance de 2027 pour le lancement.

L’environnement industriel de Cap Canaveral fait face à une saturation, rendant nécessaire le partage de créneaux de lancement et de ressources. Tout incident pourrait compromettre l’ensemble du calendrier, entraînant des retards potentiels.

La mission Artemis III inquiète face à la Chine

Les avancées du programme lunaire chinois suscitent des inquiétudes à Washington. Pékin prévoit un retour d’astronautes vers 2030 et a déjà réalisé plusieurs missions réussies, notamment avec les missions Chang’e. Un échec du test américain pourrait accorder à la Chine un avantage stratégique dans la course lunaire.

La réussite de la mission Artemis III est donc cruciale pour l’agenda du retour lunaire américain. Si elle réussit, l’alunissage d’Artemis IV pourrait rester crédible pour 2028. Dans le cas contraire, la NASA pourrait devoir revoir ses objectifs et perdre une partie de son avance historique.

Source : NASA

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