Recherché depuis 10 ans, tête mise à prix pour 500 000 dollars…

Arrestation d’Alejandro Arias Monge, alias “El Diablo”, au Costa Rica

Recherché depuis une dizaine d’années et visé par une récompense de 500 000 dollars offerte par les États-Unis, Alejandro Arias Monge, surnommé “El Diablo”, a été interpellé vendredi lors d’une vaste opération policière au Costa Rica. Un autre chef criminel a été tué au cours de l’intervention.

Le narcotrafiquant le plus recherché du Costa Rica, Alejandro Arias Monge, a été arrêté le 25 juillet lors d’une opération menée à Río Frío, dans la province d’Heredia. Selon le procureur général Carlos Diaz, le fugitif a été appréhendé alors qu’il participait à une réunion avec plusieurs dirigeants d’organisations criminelles dans une propriété rurale.

L’intervention a donné lieu à un violent échange de tirs, avec près de 2 500 coups de feu échangés. Huit policiers ont été blessés. Au cours de l’opération, Roney Rios, un autre criminel recherché, a été tué, tandis qu’un autre chef de gang, Jonathan Pérez Méndez, alias “Tan”, a également été arrêté.

Un chef d’une organisation criminelle

Alejandro Arias Monge était recherché depuis près de dix ans. Les États-Unis avaient promis une récompense de 500 000 dollars (environ 439 000 euros) pour toute information permettant son arrestation. Les autorités costaricaines estiment que les organisations dirigées par Arias, Roney Rios et Jonathan Pérez seraient impliquées dans près de 360 homicides. L’ambassade américaine à San José a salué cette arrestation, qualifiant “El Diablo” de “chef d’une violente organisation criminelle transnationale” recherché pour trafic de drogue, assassinats, vols et blanchiment d’argent.

Une violence en hausse au Costa Rica

Les enquêteurs soupçonnent Alejandro Arias Monge de s’être réfugié un temps au Nicaragua voisin pour échapper aux autorités. Longtemps considéré comme l’un des pays les plus sûrs d’Amérique centrale, le Costa Rica fait face depuis plusieurs années à une forte hausse de la violence liée au narcotrafic. En 2025, le pays a enregistré un taux de 16,8 homicides pour 100 000 habitants, un niveau inédit qui illustre l’emprise croissante des réseaux criminels.

Sources : Le Monde, Le Parisien

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