Peser la poussière d’une comète venue d’ailleurs : la méthode surprenante des astronomes

Peser la poussière d’une comète venue d’ailleurs : la méthode surprenante des astronomes

FAIT PRINCIPAL
L’objet céleste 3I/ATLAS, identifié comme un visiteur interstellaire, a récemment suscité l’intérêt des astronomes. Ce corps, forgé autour d’une autre étoile, a traversé notre système solaire à une vitesse de plusieurs dizaines de kilomètres par seconde, posant la question de la me de sa poussière libérée.

CONTEXTE FACTUEL
Repérée par le télescope ATLAS au Chili, cette comète se trouvait à environ 670 millions de kilomètres du Soleil. Sa trajectoire hyperbolique indique qu’elle ne tournera pas autour de notre étoile, mais continuera son voyage à travers la galaxie. 3I/ATLAS est seulement le troisième objet interstellaire jamais observé dans notre système solaire, après 1I/ʻOumuamua en 2017 et 2I/Borisov en 2019.

DONNÉES OU STATISTIQUES
Bien qu’il soit impossible d’envoyer une balance pour mer la poussière, les astronomes ont utilisé des données du télescope Hubble pour estimer la quantité de matière libérée par la comète. Ils ont observé un taux de perte de poussière similaire à celui des comètes de notre système, mesuré à environ 480 millions de kilomètres du Soleil. Un jet de poussière et de gaz observé depuis l’Espagne s’étendrait sur environ 10 000 kilomètres.

Les instruments infrarouges du télescope James Webb et de l’observatoire SPHEREx ont détecté une abondance de CO₂ dans la chevelure de la comète, avec un ratio dioxyde de carbone sur eau plus élevé que chez les comètes locales. De plus, le rapport deutérium/hydrogène de l’eau de 3I/ATLAS est d’environ 1 %, indiquant une formation dans un environnement glacial, inférieur à 30 kelvins.

CONSÉQUENCE DIRECTE
Ces observations offrent un aperçu des compositions chimiques et des conditions de formation des systèmes planétaires éloignés, enrichissant ainsi notre compréhension de l’univers.

SOURCE
SciencePost.fr

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *