Démission avortée de Monique Barbut : « Personne n’est obligé de devenir ministre, ni de le rester », déclare Aurore Bergé
« Personne n’est forcé de devenir ministre. Personne n’est non plus forcé de le rester », a déclaré ce mercredi Aurore Bergé sur RMC, en réaction à l’éventuelle démission de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique. Cette déclaration est survenue quelques minutes avant l’annonce de son maintien au sein du gouvernement.
Monique Barbut, âgée de 69 ans, avait initialement annoncé son intention de démissionner après l’adoption par le Parlement d’une me controversée sur les pesticides, à laquelle elle s’opposait. Son cabinet a ensuite confirmé qu’elle avait accepté de poursuivre sa mission à la demande d’Emmanuel Macron, qui lui a assuré son soutien. Son entourage a également évoqué « l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique ».
Dans un message publié sur LinkedIn, Barbut avait exprimé son mécontentement, affirmant que le gouvernement avait empêché le débat sur la suppression de cette me, pourtant souhaitée par certains députés. Elle a qualifié ce revirement de « recul environnemental de trop ».
Aurore Bergé a souligné que les choix des ministres méritent d’être respectés. « Je l’ai respectée en tant que collègue, je respecte le choix qu’elle fait. Ce que je veux, c’est que le combat qu’on mène soit un combat qui se poursuive », a-t-elle ajouté.
La ministre déléguée a également défendu les actions du gouvernement en matière d’écologie, citant des exemples tels que la politique nucléaire et l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Elle a exprimé des préoccupations sur la souveraineté alimentaire, mettant en avant la nécessité d’une réglementation équitable au sein de l’Union européenne.
Les déclarations de Bergé soulignent l’importance de la continuité des combats environnementaux au-delà des individus qui les portent.
Source : RMC.
