Toutes les vitamines D ne se valent pas : voici la fascinante découverte d'une méta-analyse britannique

Toutes les vitamines D ne se valent pas : une méta-analyse britannique remet en question l’équivalence entre D2 et D3

La vitamine D est largement reconnue pour son rôle dans le soutien de la santé osseuse et de la fonction immunitaire, surtout lorsque l’exposition au soleil diminue. Cependant, une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université du Surrey, du John Innes Centre et du Quadram Institute Bioscience remet en question une idée bien établie : les vitamines D2 et D3 ne seraient pas interchangeables, et l’une pourrait même interférer avec l’autre.

D2 et D3, deux formes distinctes

La vitamine D se décline principalement en deux formes : la D3, produite naturellement par la peau lors de l’exposition au soleil, et la D2, généralement d’origine végétale, comme les champignons exposés aux ultraviolets. La D2 est souvent ajoutée à des aliments enrichis, comme les laits végétaux et les céréales, et a longtemps été considérée comme une alternative valable à la D3.

Résultats de l’étude

Cette recherche, publiée dans la revue Nutrition Reviews, a analysé des données d’essais contrôlés randomisés et a révélé que les personnes prenant des compléments de D2 présentaient souvent des niveaux de D3 inférieurs, parfois même en dessous de ceux observés chez des individus ne prenant aucun complément. Cette interaction inattendue pourrait expliquer pourquoi certaines personnes ne bénéficient pas des mêmes effets selon le type de complément ingéré.

Implications pour la santé publique

Des niveaux insuffisants de vitamine D sont liés à une réponse immunitaire affaiblie et à un risque accru d’infections. Si la D2 s’avère moins efficace pour augmenter le taux global de vitamine D tout en réduisant la D3, elle pourrait offrir une protection limitée. La méta-analyse souligne également l’importance de rendre la vitamine D3 d’origine végétale plus accessible, notamment pour les personnes suivant un régime végétalien.

Conclusion

Les résultats de cette étude incitent à reconsidérer les recommandations concernant la supplémentation en vitamine D, en suggérant que la D3 pourrait être la forme privilégiée pour la plupart des individus. Des recherches futures devraient explorer le comportement de ces deux formes dans différentes populations et déterminer si les recommandations doivent évoluer.

Source : Nutrition Reviews

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