Ne touchez pas à nos arbres : la colère monte autour du parc de Bonneveine à Marseille
Alors que le chantier de rénovation du parc de Bonneveine accuse plusieurs mois de retard, la décision de la Ville de Marseille d’abattre 32 arbres, dont plusieurs pins âgés d’une cinquantaine d’années, suscite l’incompréhension et la colère des habitants du quartier.
Derrière les grilles du chantier, les panneaux municipaux promettent un parc plus vert, plus accessible et plus agréable. Lancés en septembre 2025 pour un montant de 2,4 millions d’euros, les travaux de rénovation et de « renaturation » du parc central de Bonneveine et de la promenade de la Sarette devaient initialement durer un an. Toutefois, le calendrier a pris du retard.
Selon la Ville, la fragilisation de plusieurs arbres lors du retrait des anciens pavés est à l’origine de cette décision. Certains arbres auraient même chuté, conduisant la municipalité à décider l’abattage de 32 arbres à partir du 1er août, au nom de la sécurité.
Cette explication ne convainc pas les habitants de la résidence Le Veronnese, située en bordure du parc, qui jugent la me excessive. Jérôme, un riverain, déclare : « On nous parle de protection de l’environnement, de renaturation, et dans le même temps on s’apprête à tronçonner des pins cinquantenaires. » Pour lui, le discours écologique de la municipalité est en contradiction avec cette décision.
Face à l’un des grands pins désormais condamnés, les habitants peinent à imaginer le paysage sans ces arbres emblématiques. Jérôme souligne que des arbres de cinquante ans nécessitent une vie pour parvenir à cette taille, et déplore qu’on leur propose de replanter des arbustes d’un mètre, ce qui prendra également des décennies pour retrouver ce qu’ils avaient.
Élisabeth, une autre riveraine, appelle la mairie à suspendre les abattages : « Nous sommes apolitiques, juste des riverains inquiets de voir ce cadre de vie se détériorer. »
Au-delà de leur valeur paysagère, ces grands pins jouent un rôle essentiel dans un quartier exposé aux fortes chaleurs estivales. Leur ombre contribue à rafraîchir le parc et constitue un atout précieux face aux épisodes de canicule qui se multiplient.
Source : ici.fr
