Sommet Lumière : L’Élysée précise les contours du rendez-vous mondial du cinéma
Annoncé lors du Festival de Cannes en mai dernier, le Sommet Lumière a précisé ses ambitions à six semaines de sa tenue, prévue le 7 septembre 2026, à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence. Ce sommet vise à « redonner au cinéma sa place centrale », selon Gaëtan Bruel, président du CNC.
En 2019, le secteur a enregistré la vente de 8 milliards de billets de cinéma, un chiffre tombé à 4,8 milliards en 2024, illustrant une perte significative de près de la moitié du marché en quelques années. Bien que la France montre des signes de reprise, la situation reste préoccupante à l’échelle internationale.
Bruel a également souligné une « crise de leadership américain » dans l’industrie cinématographique, exacerbée par les difficultés structurelles d’Hollywood. Il appelle à une nouvelle gouvernance globale du cinéma et à un « multilatéralisme du cinéma », où chaque pays pourrait avoir une voix.
Le Sommet Lumière se concentrera sur quatre axes principaux :
- La création dans un contexte technologique en mutation, incluant l’intelligence artificielle et la convergence des médias.
- Le financement et le partage de la valeur, notamment à travers les coproductions internationales.
- La place des publics et les enjeux de diffusion, en mettant l’accent sur la salle de cinéma et la découvrabilité des œuvres.
- La construction de l’industrie cinématographique de demain, en intégrant la numérisation et la transition écologique.
Initialement prévu avec 120 invités, le sommet accueillera finalement 150 personnalités, dont des ministres de la Culture et des dirigeants de grandes sociétés de production. Les sessions plénières seront accessibles au public et certaines retransmises en ligne.
Le Sommet Lumière réunira des participants de 30 pays, illustrant une ambition de coopération mondiale dans le domaine du cinéma. La présence de représentants de la Corée, de la Chine et du Japon témoigne des échanges en matière de propriété intellectuelle et d’animation.
Nicolas Idier, conseiller culture du chef de l’État, a précisé que ce sommet n’est pas une « grand-messe », mais un événement aux enjeux démocratiques et civilisationnels.
Source : Boxoffice Pro
