« Qui va protéger la forêt sacrée ? » : sur l’archipel des Bijagos, le déclin des animistes menace la biodiversité

Qui va protéger la forêt sacrée ?

En Guinée-Bissau, l’archipel des Bijagos, récemment inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2025, fait face à un défi majeur : la protection de sa biodiversité. Les populations animistes, qui ont traditionnellement préservé la nature depuis des siècles, voient leur mode de vie menacé par l’essor des Églises évangéliques et l’exode des jeunes vers les centres urbains.

Historiquement, les communautés animistes des Bijagos ont joué un rôle essentiel dans la gestion des ressources naturelles, respectant des pratiques culturelles qui favorisent la conservation. Cependant, le déclin de ces traditions, en raison de la modernisation et des changements socio-économiques, pose un risque sérieux pour l’écosystème fragile de l’archipel.

Actuellement, il n’existe pas de données statistiques officielles récentes sur l’impact direct de ce déclin sur la biodiversité des Bijagos. Néanmoins, l’inquiétude grandit quant à la pérennité des pratiques de conservation ancestrales, qui sont essentielles pour maintenir l’équilibre écologique de la région.

Sans intervention, la perte de ces savoir-faire traditionnels pourrait entraîner une dégradation significative de l’environnement, affectant non seulement la faune et la flore locales, mais également les moyens de subsistance des communautés qui dépendent de ces ressources.

Source : La Croix

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