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L’eau des cours d’eau en montagne est impropre à la consommation : elle peut contenir des bactéries et des parasites.
• L’eau de montagne peut contenir des bactéries et des parasites, rendant sa consommation risquée.
• Il est recommandé d’emporter de l’eau potable ou d’utiliser des pastilles de traitement. Les gourdes filtrantes ne sont à utiliser qu’en dernier recours.
En montagne, l’eau des rivières et des ruisseaux, bien que semblant pure et cristalline, n’est pas toujours sûre à boire. Dans les Hautes-Pyrénées, des randonneurs l’ont appris à leurs dépens. Selon La Dépêche du Midi, les secours en montagne sont intervenus le 14 juillet auprès de deux groupes de marcheurs, l’un près du refuge de la Glère, à Barèges, et l’autre au lac de Bastan, près du village d’Aragnouet.
Tous ont été héliportés vers l’hôpital de Tarbes après avoir souffert de nausées, de vomissements et de diarrhées, entraînant une déshydratation. La veille, deux autres randonneurs avaient également été évacués près du cirque de Gavarnie pour des raisons similaires, selon un rapport de Sud-Ouest.
Bactéries et parasites dans l’eau des montagnes
Ces incidents sont survenus car ces randonneurs ont consommé de l’eau provenant de lacs, ruisseaux et torrents, malgré la présence de points d’eau potable.
L’eau des cours d’eau en montagne est souvent impropre à la consommation, car elle peut contenir des bactéries et des parasites invisibles à l’œil nu, issus des déjections d’animaux sauvages, des troupeaux dans les alpages et de certaines activités humaines. De plus, des pluies fortes peuvent également transporter des contaminants vers les ruisseaux, comme le souligne le site du Club alpin suisse.
« Bien que l’eau de montagne puisse sembler claire, fraîche et pure, plusieurs dangers potentiels existent, pouvant entraîner des désagréments (nausées, diarrhées, vomissements) voire des conséquences graves pour la santé », a rappelé l’an dernier la préfecture des Hautes-Pyrénées, suite à plusieurs interventions du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) auprès de victimes d’intoxication.
Les interventions des secours en montagne pour des randonneurs malades augmentent, notamment en raison d’une évolution des habitudes des randonneurs. Selon Le Parisien, l’usage de gourdes filtrantes, censées faciliter l’approvisionnement en eau, est en hausse.
Les gourdes filtrantes ne purifient pas l’eau
Cependant, même les gourdes filtrantes les plus performantes ne permettent pas d’éliminer toutes les impuretés, parasites et bactéries présentes dans l’eau, insiste la Fédération française de randonnée.
L’association recommande de toujours emporter suffisamment d’eau potable, soit un demi-litre d’eau par heure de marche prévue, et de privilégier les sources d’eau sûres (eau en bouteille ou eau du robinet dans les refuges).
Pour faciliter la recherche de points d’eau, des applications comme Watermap, Thirsty et FreeTaps offrent une cartographie interactive des sources d’eau potable et des fontaines, permettant aux utilisateurs d’enrichir les données en ajoutant des points d’eau non répertoriés.
Enfin, en cas d’accès restreint à de l’eau potable ou de sources non contrôlées, l’usage de pastilles de traitement de l’eau, comme celles de Micropur ou d’Aquatabs, est recommandé pour désinfecter l’eau en éliminant bactéries, virus et parasites en moins de 2 heures. Les gourdes filtrantes doivent être considérées comme un dernier recours, selon les recommandations de la Fédération française de randonnée.
Source : HuffPost, La Dépêche du Midi, Sud-Ouest, Le Parisien.
