Le Conseil de Paris a adopté une surtaxe pour encourager les propriétaires de logements vacants à louer leurs biens. Différents chiffres ont été cités à l’occasion du vote.
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Le 18 juillet, la Ville de Paris a voté le doublement de la taxe sur les logements vacants afin d’inciter les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché. Jacques Baudrier, adjoint au maire en charge du logement, a déclaré que 150 000 logements vacants avaient été recensés dans la capitale, alors que la demande est très élevée. En réponse, l’élu d’opposition Grégory Canal a contesté ces chiffres, affirmant qu’il n’y avait en réalité que 20 000 logements inoccupés, selon l’Insee.
Les deux élus se réfèrent à une étude de 2023 de l’Insee, qui a indiqué que 10 % des logements parisiens étaient vacants, ce qui représente environ 140 000 logements, hors résidences secondaires. L’institut précise que 84 % de ces logements vacants relèvent du « turn-over » classique des locations, qualifié de « vacance frictionnelle ». En revanche, la « vacance structurelle », qui concerne les logements vides depuis plus d’un an, représente environ 18 600 logements à Paris.
Une autre source, le fichier LOVAC du ministère de la Transition écologique, indique qu’il y a près de 26 300 logements disponibles à Paris depuis deux ans. Les arrondissements les plus touchés sont le 15e, le 16e et le 18e.
En outre, environ 5 % des logements sociaux à Paris sont considérés comme vacants, soit près de 13 800 logements, selon Paris Habitat, qui se base sur le répertoire des logements locatifs des bailleurs sociaux.
Cette situation s’inscrit dans un contexte national, où un plan de lutte contre les logements vacants a été initié en 2020. Certaines régions, comme la Creuse, voient un taux de vacance très élevé, atteignant une maison sur dix.
Source : franceinfo
