Un patient se réveille d’un coma et réclame des soins, l’hôpital refuse
Un homme de soixante ans, hospitalisé au service de réanimation de la Pitié-Salpêtrière à Paris, s’est récemment réveillé d’un coma. Malgré son souhait de continuer à recevoir des soins, l’équipe médicale a décidé de limiter les interventions, envisageant de cesser les traitements en cas d’aggravation de son état. Cette décision a suscité l’incompréhension de sa famille, qui a décidé de porter l’affaire devant la justice.
Le 2 juin dernier, les médecins ont statué sur la nécessité de limiter les actes médicaux, tout en maintenant un projet de soins. L’homme, souffrant d’une cirrhose sévère et de séquelles neurologiques suite à plusieurs AVC, avait, selon ses proches, exprimé clairement sa volonté de vivre et de recevoir tous les soins nécessaires à sa survie, comme le stipulent ses directives anticipées.
La famille a d’abord engagé un recours en urgence devant la juridiction suprême française, qui a été rejeté, suivi d’une nouvelle demande auprès du Conseil d’État, également refusée le 20 juillet. L’avocat du patient dénonce une décision « condamnante » de l’équipe médicale, affirmant que son client est un « battant » qui a exprimé sa volonté d’être soigné après son réveil.
Les médecins, quant à eux, justifient leur décision par l’état très dégradé du patient, qui supporte mal les soins. Selon eux, la volonté du patient est devenue inappropriée compte tenu de sa situation actuelle. Ils rappellent qu’un médecin ne peut restreindre ou interrompre un traitement pouvant entraîner le décès d’un patient qu’après une procédure collégiale, prenant en compte les directives anticipées du patient.
Cette affaire soulève des questions éthiques sur le respect des volontés des patients et la prise de décision médicale en situation critique.
Source : Le Parisien
