Piraterie, contrebande et désastre écologique : le détroit de Malacca, talon d'Achille de l'ogre chinois

Piraterie, contrebande et désastre écologique : le détroit de Malacca, talon d’Achille de l’ogre chinois

La crise d’Ormuz l’a bien montré, les détroits jouent un rôle vital dans le commerce mondial. De Malacca à Béring, en passant par le Bosphore, ces passages maritimes sont des lieux emblématiques, où se joue l’avenir du monde.

Contexte factuel

Le détroit de Malacca, étroit corridor maritime entre la péninsule malaise et l’île indonésienne de Sumatra, est devenu le passage le plus fréquenté au monde. En 2025, 102 500 bateaux l’ont traversé, marquant une augmentation significative par rapport aux années précédentes. Ce détroit est crucial pour le commerce mondial, représentant près de 21 % des échanges, dont 29 % des produits pétroliers.

Données ou statistiques

Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), 122 attaques de piraterie ont été recensées en 2022 dans le détroit de Malacca, une hausse de 34 % par rapport à l’année précédente. En avril dernier, sur les onze actes de piraterie signalés, huit ont eu lieu dans ce corridor stratégique. Cela représente environ 89 % des actes de piraterie dans le monde.

Conséquence directe

Cette situation crée un environnement propice à la piraterie, augmentant les risques d’accidents maritimes et de désastres écologiques, comme en témoignent les collisions récentes de tankers dans la région.

Source : L’Express

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