Verrerie française : qui est Carlesimo, le stéphanois candidat à la reprise de Duralex ?
Le groupe stéphanois Carlesimo, dirigé par Jonathan Carlesimo, a annoncé son intention de déposer une offre de reprise dans le cadre de la nouvelle procédure de redressement judiciaire de la verrerie Duralex. Ce groupe, qui emploie 282 salariés, se spécialise dans la reprise et le redressement d’entreprises industrielles.
En 2024, lors du quatrième redressement judiciaire de Duralex, Carlesimo avait déjà proposé la reprise de 76 des 226 salariés de la verrerie emblématique. Cependant, l’offre d’une SCOP de salariés, dirigée par François Marciano, qui prévoyait le maintien de l’ensemble de l’effectif, avait été retenue par le Tribunal de commerce d’Orléans.
Aujourd’hui, alors que Duralex fait face à une cinquième procédure de redressement judiciaire ouverte mi-juin, Carlesimo se positionne à nouveau en tant que candidat. Bien qu’il soit le premier à exprimer officiellement son intérêt, il n’a pas encore précisé les détails de son offre.
Complémentarité avec son métier de fondeur
Fondé il y a dix ans par Jonathan Carlesimo, alors âgé de 20 ans, le groupe s’est construit sur des acquisitions successives, souvent réalisées dans des contextes de redressement judiciaire, toutes autour de l’activité de fonderie. L’aventure a débuté avec Navylest, une fonderie de plomb, reprise par Frédéric Carlesimo dans les années 2010, puis transmise à son fils Jonathan.
En 2023, Jonathan Carlesimo a réalisé sa première acquisition en reprenant la fonderie Lory International, son principal fournisseur, suivie par d’autres rachats, notamment des fonderies Lemer, Dejoie, Fraisse, Breacast, et NDC. Le groupe Carlesimo représente désormais un chiffre d’affaires d’environ 50 millions d’euros.
Source : La Tribune
