Les élus s’opposent à un second rassemblement Vie et Lumière à Nevoy
Après un rassemblement Vie et Lumière en mai dernier, la commune de Nevoy, dans le Loiret, pourrait être contrainte d’en accueillir un second au mois d’août. Cette perspective inquiète de nombreux élus du département, qui ont adressé un courrier au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur, sans réponse à ce jour.
Le 15 juillet, lors d’une intervention à l’Assemblée nationale, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a déclaré que le rassemblement estival ne se tiendrait ni dans l’Aisne ni dans les Vosges, mais a ajouté que « la recherche d’un terrain se poursuit activement ». Les élus du Loiret craignent que, faute de solution, Nevoy soit de nouveau désignée pour accueillir cet événement religieux, attirant des dizaines de milliers de pèlerins.
Le 16 juillet, les élus ont fait part de leur mécontentement dans une lettre ouverte : « L’accueil d’un second rassemblement ressurgit au mépris des accords passés. Nous sommes le seul territoire de France à accueillir tous les ans un tel rassemblement. Et nous n’en tolérerons pas un second. » Ce courrier a été signé par Guillaume Davy, maire de Nevoy, Francis Cammal, président de la Communauté des Communes Giennoises, et plusieurs autres élus du Loiret.
Le maire de Nevoy, Guillaume Davy, a exprimé un sentiment de trahison, rappelant qu’en février, il avait été assuré qu’aucun second rassemblement n’aurait lieu. Il a souligné que la population de la commune, qui compte 1 184 habitants, pourrait être multipliée par 30 lors de cet événement, rendant la situation ingérable sans une préparation adéquate.
Constance de Pélichy, députée du Loiret, a également souligné l’irresponsabilité d’organiser un tel rassemblement en si peu de temps, notamment en raison des conditions de santé publique et de la sécheresse dans la région.
Les élus ont tenu à préciser que leur mécontentement n’est pas dirigé contre les gens du voyage ni l’association Vie et Lumière. Francis Cammal a insisté sur le fait que, bien que l’événement de mai se soit bien déroulé grâce à une préparation minutieuse, une telle organisation à la dernière minute serait très difficile.
Les élus demandent au gouvernement de renoncer à imposer le rassemblement prévu le 23 août et affirment qu’ils ne sont pas des « variables d’ajustement », mais des partenaires loyaux de l’État.
Source : France 3 Régions
