Plusieurs communes annulent leurs feux d’artifice pour la Fête nationale en raison de la sécheresse
Les festivités de la Fête nationale en Wallonie se dérouleront sans les traditionnels feux d’artifice dans plusieurs communes. Cette décision a été motivée par la sécheresse persistante et le risque élevé d’incendie, incitant les autorités locales à faire preuve de prudence.
Le gouverneur de la province de Luxembourg a prolongé l’arrêté de police, initialement adopté le 9 juillet, interdisant tous les feux d’artifice et spectacles pyrotechniques sur l’ensemble du territoire provincial. Cette interdiction restera en vigueur tant que les conditions météorologiques ne s’améliorent pas. Selon le Département de la Nature et des Forêts (DNF), les pluies attendues sont jugées insuffisantes pour mettre fin à une sécheresse des sols qualifiée de critique. Les experts estiment que la situation pourrait se détériorer davantage dans les jours à venir.
Plusieurs communes, telles que La Roche-en-Ardenne et Bouillon, ont décidé de reporter leurs feux d’artifice respectivement aux 22 et 15 août. À Neufchâteau, un report est également envisagé, sans date fixée pour l’instant. Dans d’autres localités, les spectacles pyrotechniques sont purement et simplement annulés, mais les autres animations prévues pour la Fête nationale sont maintenues.
Pour compenser l’absence de feux d’artifice, certaines communes proposent des alternatives. À Tellin, un spectacle alliant jeux de lumière et effets spéciaux remplacera le traditionnel feu d’artifice, tandis qu’à Bertrix, un spectacle de drones lumineux sera présenté, accompagné d’une bande sonore, permettant ainsi de conserver un moment fort des festivités sans recourir à la pyrotechnie.
La Ville de Namur a également annoncé l’annulation de son feu d’artifice prévu le 20 juillet, décision prise par la bourgmestre faisant fonction, Charlotte Bazelaire, malgré l’absence d’avis défavorable des pompiers. Le site prévu, au niveau du pont des Ardennes, aurait permis le tir du feu d’artifice avec certaines mes de sécurité.
Source : L’Avenir.
