La Forêt de Fontainebleau n’est pas une Notre-Dame verte
Emmanuel Macron a récemment lancé un appel aux dons pour la renaissance de la forêt de Fontainebleau, sous l’égide de la Fondation du patrimoine. Cette initiative soulève des questions sur la dimension patrimoniale de cette forêt emblématique.
La protection de la forêt de Fontainebleau remonte aux années 1830, lorsque des artistes et écrivains se sont mobilisés contre les projets d’exploitation de grès et de sable, ainsi que la coupe de bois dans cette zone. En 1861, les artistes de l’école de Barbizon, tels que Jean-Baptiste Camille Corot et Jean-François Millet, ont réussi à obtenir une me de protection pour ces paysages qu’ils avaient tant valorisés. Le décret impérial du 13 août 1861 a ainsi créé une réserve naturelle de 1 600 hectares, reconnue pour sa valeur esthétique et artistique. Ce fut le premier site au monde à bénéficier d’une telle protection, survenant onze ans avant la création du parc du Yellowstone aux États-Unis, qui a été établi pour sa valeur naturelle. En France, la protection de la nature a donc été fondée sur des arguments culturels.
La forêt de Fontainebleau, avec son riche patrimoine artistique et culturel, continue d’attirer l’attention sur la nécessité de sa préservation.
Source : La Croix
