La science cachée de votre maison : ce n’est pas vraiment la pluie qui salit vos vitres
Il est courant d’accuser la pluie lorsque des traces apparaissent sur les fenêtres après une averse. Pourtant, cette idée est trompeuse. Lorsque l’eau se forme dans les nuages, elle est relativement pure. Ce n’est qu’au cours de sa descente qu’elle traverse une atmosphère chargée de particules en tout genre.
Les gouttes de pluie capturent progressivement des éléments tels que le pollen, les poussières, les particules de pollution et les résidus issus du trafic routier. Si le verre est déjà recouvert d’une fine couche de saletés, l’eau les entraîne avec elle et accentue leur visibilité. Ainsi, le véritable coupable n’est pas la pluie, mais ce qu’elle transporte et ce qu’elle laisse derrière elle. Lorsque l’eau s’évapore, les particules qu’elle contenait restent déposées sur la surface du verre, créant des traînées, des auréoles ou des taches blanchâtres visibles après le retour du soleil.
L’aspect des vitres après une averse dépend également de l’environnement. En milieu urbain ou à proximité d’axes routiers et de chantiers, l’air contient davantage de poussières et de polluants. Au printemps, le pollen vient s’ajouter au mélange, favorisant l’apparition d’un voile jaunâtre sur les surfaces vitrées. Certaines précipitations sont encore plus chargées, notamment lors des épisodes de poussières sahariennes qui touchent régulièrement la France.
Contrairement à une idée répandue, nettoyer ses vitres avant une période pluvieuse n’est pas inutile. Une surface propre retient moins facilement les particules transportées par la pluie, permettant ainsi à l’eau de ruisseler plus uniformément. Finalement, ce ne sont pas les gouttes qui salissent les vitres, mais tout ce qu’elles ramassent en chemin.
Source : Futura Sciences
