Les filières économiques d’avenir dans les outre-mer : un océan d’opportunités

Les filières économiques d’avenir dans les outre-mer : un océan d’opportunités

La délégation sénatoriale aux outre-mer a adopté à l’unanimité son étude sur les filières économiques d’avenir dans les outre-mer. Les constats de cette étude dessinent le visage économique des outre-mer à l’horizon 2050. Les projets et les initiatives se multiplient aujourd’hui, et l’enjeu est de les amplifier et de les structurer en filières solides capables de générer des emplois pour demain.

Autour de quatre axes, les rapporteurs Annick Girardin, Vivette Lopez et Marie-Laure Phinera-Horth formulent 21 recommandations visant à établir une véritable politique de l’État en faveur des territoires d’outre-mer et de leurs populations. Cela devrait permettre de créer un environnement propice à la croissance de ces filières économiques, jugées prometteuses et essentielles.

Les recommandations incluent notamment :

  • La construction d’un socle souverain économique, tirant parti des positions géostratégiques des territoires ultramarins. Cela nécessite un réseau d’infrastructures clés aux meilleurs standards, comme des ports, aéroports et câbles sous-marins, soutenu par une programmation pluriannuelle d’investissement impliquant l’État, les collectivités et les acteurs économiques.

  • La création d’un établissement financier public dédié au financement des entreprises outre-mer, regroupant les activités de la Caisse des dépôts, de l’AFD et d’autres agences de l’État.

  • L’adaptation des normes européennes et l’utilisation de dispositifs tels que l’octroi de mer pour favoriser l’émergence de filières locales.

  • La réorientation des instruments d’aide fiscale vers des filières économiques d’avenir, en concertation avec chaque territoire.

  • La mise en place d’un fonds d’investissement pan-ultramarin pour soutenir les entreprises innovantes en phase d’amorçage et d’accélération.

  • L’orientation accrue de la recherche en outre-mer, avec des liens renforcés entre instituts nationaux et locaux, et la création d’une enveloppe dédiée de l’Agence nationale de la recherche.

  • La systématisation de l’inscription à la pharmacopée des plantes endémiques, et la protection des savoir-faire traditionnels contre la contrefaçon.

  • L’expérimentation d’un modèle de “Compagnonnage ultramarin” pour labelliser des « Maîtres de transmission » locaux.

Ces recommandations visent à irriguer le terreau favorable à la croissance de filières économiques d’avenir, essentielles pour le développement des territoires ultramarins.

Source : Délégation sénatoriale aux outre-mer.

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