Le trafic maritime perturbé au Moyen-Orient fait grimper les cours du pétrole
Les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiées, entraînant une hausse significative des cours du pétrole. Ce lundi 13 juillet, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a augmenté de 4,3 % pour atteindre 79 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI) a grimpé de 4 % à 74,5 dollars. Dans le même temps, les bourses asiatiques ont enregistré une forte baisse, l’indice sud-coréen Kospi chutant de 7 %.
Cette flambée des prix s’explique par un week-end marqué par des frappes américaines sur des cibles en Iran, ainsi que par l’annonce par Téhéran de la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce détroit, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, avait déjà été fermé au début du conflit, provoquant une hausse des prix du brut à plus de 110 dollars le baril.
Téhéran a déclaré que le détroit ne serait traversé que selon ses conditions, annonçant sa fermeture « jusqu’à nouvel ordre » et jusqu’à la fin de l’ingérence américaine dans la région. Des attaques ont été signalées contre des navires empruntant des routes non autorisées.
Le 11 juillet, un porte-conteneurs émirati a été touché par un projectile à proximité d’Oman, marquant la quatrième attaque dans le détroit depuis le 6 juillet, selon le Centre britannique des opérations commerciales maritimes. Le niveau de menace a été classé comme « grave » par le Centre conjoint d’information maritime.
Malgré les déclarations américaines assurant que le détroit reste ouvert, le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a mené environ 140 frappes contre des cibles en Iran pour prévenir des attaques contre des navires commerciaux. Stephen Innes, de SPI Asset Management, souligne que bien que des navires continuent à passer, le trafic est « bien inférieur à la normale », dépendant de la coordination militaire et de la volonté des équipages de naviguer dans une zone de conflit actif.
Enfin, la production mondiale de pétrole demeure inférieure aux niveaux d’avant-guerre, ce qui limite les marges de manœuvre en cas de détérioration supplémentaire du trafic maritime dans le détroit.
Source : BFM TV
