Le groupe Casino a annoncé le 6 juillet 2026 avoir reçu des propositions fermes de ses créanciers et de son actionnaire principal, Daniel Kretinsky, en vue d’une nouvelle restructuration de sa dette. Cette initiative intervient alors que le groupe, contrôlé par le milliardaire tchèque depuis 2024, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027. (boursorama.com)
Les deux propositions de restructuration présentées sont diamétralement opposées. La première, portée par France Retail Holdings (FRH), majoritairement contrôlé par Daniel Kretinsky, envisage de convertir en actions entre 610 et 685 millions d’euros de dette détenue par les créanciers, accompagnée d’une augmentation de capital de 550 millions d’euros. À l’issue de cette opération, FRH détiendrait environ 66,8 % du capital de Casino. (ledauphine.com)
La seconde proposition, émanant des créanciers, prévoit une renonciation à la quasi-totalité de la dette en échange du contrôle complet du groupe, à hauteur de 99,9 %, ainsi qu’une augmentation de capital de 400 millions d’euros. Les créanciers s’engagent à ne pas vendre de manière concertée leurs participations dans Casino, sauf si l’opération est approuvée par le conseil d’administration ou si le repreneur s’engage à préserver l’intégrité du groupe. (ledauphine.com)
Le groupe Casino a indiqué qu’il réunirait prochainement son conseil d’administration pour examiner ces propositions et arrêter, d’ici la fin du mois de juillet, les termes de la modification du plan de sauvegarde. La proposition retenue sera ensuite soumise au vote des actionnaires, banques et créanciers, puis au tribunal des activités économiques de Paris. (boursorama.com)
Cette restructuration vise à alléger la dette du groupe, qui a déjà été réduite de près de 5 milliards d’euros lors d’une première opération il y a deux ans. À cette époque, le groupe avait cédé une partie de ses supermarchés et hypermarchés, entraînant le départ de son PDG historique, Jean-Charles Naouri, et la suppression de 2 200 postes. (ledauphine.com)
Le groupe Casino, propriétaire de marques telles que Monoprix, Franprix, Naturalia et Cdiscount, poursuit ainsi ses efforts pour renforcer sa structure financière et asr sa pérennité sur le marché français.
