De galères en épreuves : les vacances ne sont pas toujours un long fleuve tranquille
Pourquoi associons-nous souvent vacances et galères ? Cette question trouve un écho dans notre fascination pour les récits de voyages ratés. À l’occasion de la sortie de l’adaptation de L’Odyssée au cinéma par Christopher Nolan, prévue le 15 juillet en France et le 17 juillet aux États-Unis, le Los Angeles Times a examiné ce phénomène.
Le quotidien souligne que « nous dévorons les listes des pires aéroports et nous nous étonnons des récits de croisières marquées par des épidémies ». De plus, il note qu’Hollywood a construit une franchise autour des road-trips qui tournent mal, illustrée par des films tels que Very Bad Trip et Maman, j’ai raté l’avion !. Christopher Elliott, consultant spécialisé dans la défense des consommateurs, évoque l’ »amnésie du voyageur », un mécanisme par lequel les voyageurs oublient les mésaventures et retiennent le positif.
De l’autre côté de l’Atlantique, au Royaume-Uni, la BBC met en lumière une nouvelle tendance : les « darecations », un terme qui combine « dare » (oser) et « vacation » (vacances). De plus en plus de personnes recherchent des expériences qui les poussent à se dépasser, s’inscrivant à des ultra-trails extrêmes au Chili, au Sahara ou aux États-Unis. Les recherches sur Pinterest concernant le « tourisme à sensations fortes » ont augmenté de 75 %, tandis que les assurances spécialisées dans le sport, comme SportsCover Direct, ont enregistré une croissance de 182 %.
Parmi ces événements, l’ultra-trail du Chili, décrit comme « le plus haut du monde », se déroule dans un environnement extrême, avec des températures allant jusqu’à -30 °C et des vents atteignant 100 km/h. Les participants doivent gravir la montagne pendant environ onze heures pour atteindre la ligne de départ, et seuls cinq d’entre eux parviennent à boucler un marathon en altitude.
Cette quête de défis extrêmes est motivée par un désir de reconnecter avec la nature et de se surpasser. La participation de célébrités à ces compétitions ainsi que les avancées en médecine et nutrition ont contribué à populariser ce type de loisirs.
Source : Los Angeles Times, BBC