Jinack, l’île gambienne “hantée” qui offre un refuge aux candidats à l’exil

Jinack, l’île gambienne refuge pour les candidats à l’exil

Les côtes gambiennes, bordées de barques en bois colorées, sont traditionnellement dédiées à la pêche. Cependant, dès la tombée de la nuit, certaines de ces embarcations se lancent dans des traversées maritimes à haut risque, marquées par la présence de migrants cherchant à atteindre l’Europe. Ces embarcations, souvent surchargées, partent principalement des côtes marocaines, mauritaniennes ou sénégalaises.

Face à des mes de plus en plus strictes des autorités ciblant les routes migratoires établies, les passeurs et les migrants explorent de nouveaux points de départ. De ce fait, la Gambie, et plus particulièrement l’île de Jinack, devient un lieu de transit prisé par de nombreux Africains.

Jinack se distingue par une légende selon laquelle l’île serait hantée par les ancêtres, attirant le malheur sur ceux qui tenteraient d’interférer dans la vie locale. Cette croyance est si ancrée dans la culture locale que même certains représentants des autorités évitent de s’y rendre.

Nouveau point de passage

L’intérêt croissant pour Jinack en tant que point de passage pour les candidats à l’exil souligne les défis persistants liés à la migration en Afrique de l’Ouest. Les conditions de vie difficiles, les conflits et l’instabilité économique poussent de plus en plus de personnes à prendre des risques considérables pour rechercher un avenir meilleur en Europe.

Source : The New York Times

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